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Distances et Savoirs

1765-0887
parution suspendue
 

 ARTICLE VOL 5/1 - 2007  - pp.7-12
TITRE
Éditorial

RÉSUMÉ
En décembre 2005, le Séminaire sur l’Industrialisation de la Formation (SIF) organisait un colloque international au Carré des Sciences, à Paris. Plusieurs des contributions présentées à cette occasion abordaient la question de la distance dans la formation. Il a paru utile de demander à ces intervenants de revenir sur cette interrogation centrale pour montrer l’usage qui peut en être fait dans des perspectives différentes mais ouvertes les unes aux autres. Cette décision résultait également du constat que bien des recherches ou études actuelles sont traversées par cette problématique. Les éléments de bibliographie que nous fournissons ici au lecteur en attesteront. Cependant, avant de présenter et de donner à lire ces travaux, il convient de préciser les contours de cette problématique, sachant que l’intérêt que nous portons à la « distance », tient en grande partie, à nos yeux, à ce qu’elle permet d’approfondir l’hypothèse d’une tendance à l’industrialisation, une industrialisation sans doute polymorphe, se déployant dans le champ de la formation. C’est donc clairement dans le prolongement des travaux du SIF que s’inscrit notre contribution et ce numéro qui doit beaucoup à l’accompagnement accordé par plusieurs de ses membres, en premier lieu Elisabeth Fichez, que je remercie sincèrement. Les lecteurs de la revue se souviennent nécessairement des premiers mots d’un article fondateur, ceux du premier éditorial : « Au coeur du savoir, la distance ». Monique Grandbastien, Pierre Moeglin, Martine Vidal, continuaient en ajoutant : Les connaissances ne s’enseignent ni ne s’acquièrent sans transition ni médiation ». A propos de la « distance », tout aurait-il été dit d’entrée de jeu ? D’une certaine façon oui, puisque pour savoir véritablement, il faut mettre de la distance. Mais encore : pour pouvoir penser – au centre de la connaissance- la distance… comment faire ? Phrase inaugurale assurément, ce préambule invite explicitement à raviver un geste premier : celui, on le sait bien, de la coupure – de l’arrachement aussi – du monde sensible avec le monde intelligible. Ce mouvement vers le monde intelligible, celui des représentations et des idées, serait le mouvement même de l’accès au savoir. Toute acquisition de connaissances passerait par une mise à distance nécessaire, par la nécessité d’une distance qu’elle soit dite : recul, attitude critique, décryptage d’un ordre caché ou supérieur, ou encore ouverture, et même attente, voire reconnaissance, cette dernière pouvant même être scellée par une adhésion davantage fondée sur l’intuition que sur une démarche de la conscience claire ou de la raison. Mais, une fois posée cette tension spécifique du sujet, tension qui demande à être soutenue, encouragée, facilitée, comment rentrer dans l’ordre des choses ?

AUTEUR(S)


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