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Distances et Savoirs

1765-0887
parution suspendue
 

 ARTICLE VOL 8/2 - 2010  - pp.167-170
TITRE
Note pour une contribution au débat sur la FOAD

TITLE
Note for a contribution to the debate on DL as a provocative principle

RÉSUMÉ

Depuis les origines, la formation à distance a exigé de ceux qui la mettent en oeuvre – comme de ceux qui en bénéficient – la compréhension des circonstances particulières de son fonctionnement, lequel substitue à l’ « ici et maintenant » un « où et quand on veut », remettant en question les modalités habituelles de l’enseignement et de l’apprentissage. La formation à distance est donc provocatrice parce qu’elle est source de contraintes, à l’origine de questions et de remises en question des pratiques communes. La distance est au coeur des problématiques de l’enseignement et de la formation. Le maître des temps anciens marquait la distance en montant en chaire ; au début du siècle dernier, l’estrade était fréquente. Ces dispositifs soulignaient la place différente qu’élèves et maîtres occupaient par rapport au savoir. On a peu à peu supprimé ces barrières matérielles, cependant symboliques ; mais si le professeur est « descendu » dans la salle de classe, une distance subsiste. Au fond, la première question que la formation à distance soulève est celle de savoir ce qui est mis à distance. Contrairement aux apparences, ce n’est pas le professeur ou l’enseignant, mais le savoir lui-même – l’enjeu des apprentissages. D’ailleurs, ne parle-t-on pas d’accès à la connaissance, d’accès au savoir. Un accès rendu possible à « tous » dans la mesure où les contraintes économiques et celles d’infrastructure auront été levées. L’enjeu de la formation à distance est donc d’élargir les possibilités d’accès à la formation et à la connaissance, et ce à quoi vont être attentifs les utilisateurs – professeurs, élèves ou familles – c’est à la possibilité d’obtenir par ce moyen les diplômes et qualifications recherchés. J’apporterai ici mon propre témoignage, à propos du projet TéléCabri que j’ai conduit dans les années 1990 dans le cadre de l’hôpital de Grenoble. Il s’agissait de mettre en place une infrastructure et des pratiques, en s’appuyant sur les technologies de la distance, pour permettre à des enfants hospitalisés pour des durées significatives de recevoir des enseignements équivalents à ceux qu’ils auraient suivis dans leur établissement. La principale spécification du projet, pris dans son ensemble, était que les élèves puissent retourner dans leur établissement d’origine;sans pâtir d’une rupture de scolarité (les carnets de notes et autres bulletins circulant entre structure hospitalière et structure scolaire). Les parents, comme les élèves et les enseignants, ne posaient pas de questions sur la technologie et la distance mais sur l’efficacité d’un dispositif pour l’essentiel transparent à leurs yeux. Ainsi, le critère de succès du projet était la transparence du dispositif technique pour ses utilisateurs. Le sentiment de distance doit s’effacer au profit de la seule problématique d’apprentissage. Ce qui est provocateur, c’est que le succès de la formation à distance réside dans sa disparition en tant que problématique propre de l’apprentissage ou de l’enseignement, tandis que ne subsistent que les contraintes de temps et d’espace à traiter pour telles mais en quelque sorte en arrière plan.



AUTEUR(S)
Nicolas BALACHEFF

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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