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Distances et Savoirs

1765-0887
parution suspendue
 

 ARTICLE VOL 8/1 - 2010  - pp.9-12
TITRE
INTRODUCTION

RÉSUMÉ
Ce numéro de la revue Distances et savoirs s’inscrit dans une réflexion en lien avec les problématiques du Sommet mondial sur la société de l’information (Genève 2003 et Tunis 2005) autour des questions d’éducation et de formation par les TIC dans le cadre de la mondialisation et même d’une « société des savoirs partagés ». L’approche ainsi proposée insère la société de l’information dans un cadre où la volonté de sortir des schémas de communication classiques est nettement affirmée. Il s’agit, avant tout, de tenir compte de l’autre et, d’éviter la logique diffusionniste pour une conception plus dialogique. Nous pouvons rapprocher cette vision du Joho Shakaï, en ce qu’elle fait du kagaku, c’est-à-dire la participation, un élément fondamental de la société. Dans la conception du Joho Shakaï, le kagaku, reste la question fondamentale car, le Joho, est ce qui forme l’homme. La société des savoirs partagés est donc, avant tout, une société humaine. Elle se nourrit de la diversité des hommes et de leurs capacités. Ainsi, le partage des savoirs, comme la formation à distance doit tenir compte du fait qu’il existe d’autres manières de penser, d’exister et de travailler que la manière anthropo-centrée et ratio-centrée moderne. Cette reconnaissance donne lieu à la diversification des contenus, c’est-à-dire à la cohabitation des contenus : « classiques » (hégémoniques) et minoritaires, professionnels et académiques, théoriques et pratiques, locaux et autochtones… Il est donc intéressant, dans le cadre de ce numéro, de voir comment les nouveaux dispositifs encouragent les processus et les pratiques pour assurer l’accès à l’information et partager des savoirs ; comment le web 2.0, la vidéo et bien d’autres médias participent au partage des savoirs. Les auteurs ont pris le parti de se démarquer « de la toute puissante rationalité scientifique » pour intégrer les « irrationalités ». La société des savoirs devient ainsi une société – des sociétés – de savoirs différenciés. Une telle approche ne peut faire l’économie de la vie, de la pratique, du fonctionnement des communautés virtuelles tout en mettant l’accent sur la façon dont les communautés et réseaux d’enseignants et d’apprenants visent à renforcer l’accès aux savoirs. Il est aisé de constater que l’interactivité est une caractéristique de ces nouveaux processus et pratiques de communication du savoir. Au-delà des possibilités techniques, la difficulté consiste à éviter le modèle vertical de la formation. En effet, la question récurrente à tout cadre collaboratif est l’implication personnelle de chacun, étudiant et enseignant. Les articles mettent en relief des politiques et des stratégies qui sous-tendent les projets et programmes d’enseignement et formation par les TIC. Elles touchent aux institutions universitaires, aux modalités réelles de construction de la société du savoir, au partage, aux logiques organisationnelles, socio-culturelles, communicationnelles et normalisatrices. Le niveau primaire est également présent, pour lequel Catherine Dumoulin et Jacqueline Bourdeau présentent une étude de cas visant à comprendre une autre complexité, liée à l’utilisation de la vidéocommunication, et à analyser les comportements stratégiques mis en œuvre par des élèves du primaire pour surmonter leurs difficultés à communiquer à distance dans une situation d’apprentissage interculturelle intégrant la vidéocommunication.

AUTEUR(S)


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Français

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