ACCUEIL

Consignes aux
auteurs et coordonnateurs
Nos règles d'éthique
Autres revues >>

Distances et Savoirs

1765-0887
parution suspendue
 

 ARTICLE VOL 6/2 - 2008  - pp.179-186
TITRE
ÉDITORIAL

RÉSUMÉ
Quelle « spécificité SUD » ? On peut légitimement s’interroger sur la thématique du présent numéro de Distances & Savoirs. D’entrée conceptuelle unique : point, de thématique ou d’objet d’étude unifié, non plus car les articles rapportent des recherches ou des témoignages dans des domaines diversifiés. La localisation géographique des articles qui relatent tous, à l’exception de la contribution de J. Daniel, des recherches menées sur des dispositifs africains est un premier niveau de légitimité pour ce numéro thématique « Sud », bien qu’à y regarder de près, cette unité géographique est toute relative. Il faut en effet sortir d’une géographie simplificatrice qui oppose les rives de la méditerranée… Dans le domaine de l’éducation, ce n’est bien sûr pas le seul, une frontière numérique existe bien : elle se situe au Sud du Sahara, car les pays du Maghreb intègrent en effet, avec volontarisme, les technologies de l’information pour l’éducation et (ou) la formation à distance dans l’éducation. La recherche dans le domaine est particulièrement active dans les écoles d’ingénieurs. En Afrique sub-saharienne, des études récentes montrent les grandes inégalités entre les universités dans la connexion à Internet. Si certaines universités sont en train de prendre le tournant numérique, d’autres en dépit des accès possibles à la toile, par exemple au sein des campus numériques francophones mis en place par l’Agence Universitaire de la Francophonie, accentuent aujourd’hui un peu plus leur retard et leur isolement. Cependant, la définition d’une « spécificité Sud » dans le domaine de la recherche en technologie de l’éducation ne doit pas se restreindre à un constat « matériel », elle se heurte, mais aussi se construit a contrario autour de plusieurs points topiques imbriqués qui peuvent être résumés autour d’un triple déficit. Déficit en ressources humaines : l’Afrique sub-saharienne compte encore trop peu de chercheurs en sciences de l’éducation, de la communication ou en informatique dans le domaine des Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Education (TICE)… Même si les publications d’articles ou la soutenance des thèses récentes constituent des étapes encourageantes, l’enjeu des TICE pour l’éducation et la formation n’est pas toujours perçu comme un domaine stratégique pour la recherche en sciences humaines et sociales. Déficit en études scientifiques et objectives : les écrits sur les dispositifs de Formation A Distance (FAD) comme TICE relèvent souvent de la communication institutionnelle voire quasiment de la publicité mensongère autour d’initiatives peu concrétisées sur le terrain. Plusieurs études indépendantes et scientifiques sur les TICE et la FAD ont été réalisées ces dernières années, elles confirment, au risque de diplopie, ce constat : un projet aussi bien à l’échelle locale, à l’échelle d’une ONG, qu’à l’échelle d’un continent, avec l’appui d’organismes internationaux peut faire l’objet de constats divergents moins au niveau qualitatif, car les objectifs sont toujours vertueux, qu’au niveau quantitatif, lorsqu’une recherche scientifique indépendante relève le hiatus spatio-temporel avec les objectifs initiaux annoncés, ce qui n’est pas grave, ou avec les résultats constatables, ce qui l’est davantage. La recherche en TICE a un rôle stratégique de conseil, mais toujours dans une posture critique si elle souhaite acquérir un rôle crédible alors que déclarations et réunions sur le thème de la formation à distance se multiplient, mais que dans les faits, peu de choses évoluent.

AUTEUR(S)


LANGUE DE L'ARTICLE
Français

 PRIX
GRATUIT
   
ACCÉDER A L'ARTICLE COMPLET  (176 Ko)



Mot de passe oublié ?

ABONNEZ-VOUS !

CONTACTS
Comité de
rédaction
Conditions
générales de vente

 English version >> 
Lavoisier