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Distances et Savoirs

1765-0887
parution suspendue
 

 ARTICLE VOL 6/1 - 2008  - pp.7-12
TITRE
ÉDITORIAL

RÉSUMÉ
Les négociations autour de l’Accord général sur le commerce des services, au sein de l’Organisation mondiale du commerce, et les débats virulents qu’elles suscitent depuis le début des années 2000 mettent sous les feux de l’actualité la question la plus brûlante de l’internationalisation et de la commercialisation des programmes et services de formation, notamment de formation à distance. Il était donc urgent que Distances et savoirs se penche sur cette question. Dans l’ensemble que représentent ces programmes et services, ceux qui relèvent de la formation à distance ne représentent en fait qu’une toute petite partie. En volume et en chiffre d’affaires, l’essentiel revient à la mobilité des étudiants, dont les contingents ont plus que doublé en vingt ans, suivie de la mobilité des enseignants, en progression constante, quoique inégale selon les grandes aires linguistiques, et de la délocalisation des établissements, par la création de succursales ou de réseaux franchisés, principalement en provenance d’Amérique du nord et d’Europe à destination des autres parties du monde. Toutefois, la multiplication des opérations de formation à distance constitue un phénomène nouveau, lié aux trois autres, et dont on mesure encore difficilement l’ampleur, les incidences et les enjeux, tant pour la formation en général que pour chaque système national en particulier. Trois facteurs principaux entretiennent la confusion autour du phénomène. Premièrement, ainsi que les lecteurs de Distances et savoirs le savent mieux que quiconque, l’intitulé formation à distance désigne un ensemble hétérogène de pratiques. Celles-ci comprennent, entre autres, la simple information à distance sur des activités réalisées en face à face, l’accueil téléphonique des candidats à une formation, l’envoi de cours et d’exercices par la poste ou par internet, la programmation des radios et télévisions éducatives, l’enseignement en ligne et l’utilisation synchrone de l’audio et de la visioconférence. Et l’intitulé en question qualifie aussi bien des cursus entièrement réalisés à distance que l’intégration au sein des cursus traditionnels de modules et d’activités à distance. À cet égard, l’un des mérites du rapport sur L’université numérique qui vient d’être remis, en France, à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche est de signaler cette diversité en partant du simple croisement des variables du temps et du lieu (synchrone/asynchrone, sur place/à distance). L’on trouvera à la fin de ce numéro le compte-rendu de l’entretien que Jacques Wallet a réalisé avec Henri Isaac, l’auteur de ce rapport. En outre, la formation à distance ne touche pas de la même manière les niveaux primaire et secondaire, post-secondaire et universitaire ainsi que ceux de la formation professionnelle permanente et de la formation tout au long de la vie.

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Français

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